Fanny (Islande) : soutenir le bilinguisme de ses enfants quand on est mère célibataire

Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’accueillir Fanny, maman française qui vit en Islande. Bonjour Fanny ! Est-ce que tu peux te présenter pour commencer ?

Bonjour Audrey ! Alors, je m’appelle Fanny.

Je suis Française à la base, mais ça fait tellement longtemps que j’ai quitté la France que c’est difficile de me sentir française. J’habite maintenant en Islande depuis 18 ans, où j’ai déménagé quand j’avais encore deux tout petits enfants qui sont maintenant adultes.

Et donc tes enfants, est-ce qu’ils grandissent de manière bilingue ? Le papa, il parle quelle langue ?

Le père parle français aussi, mais on est séparés depuis quasiment le tout début.

Donc oui, les enfants grandissent bilingues, mais c’est tout sur mes épaules à moi. D’accord. On a déménagé ensemble en famille parce que lui, il aime beaucoup l’Islande.

Il m’a fait visiter, j’ai eu envie tout de suite d’y emménager. Et voilà, on a fait deux enfants et ensuite on est venus ici ensemble et on s’est séparés un mois plus tard. D’accord.

Donc du coup tes enfants, quand ils sont arrivés en Islande, ils ne parlaient que français, c’est ça ? C’est ça. Donc mon aîné avait à peine deux ans et demi et ma plus jeune, elle avait 11 mois quand on est arrivés. Donc la langue n’était pas vraiment développée.

Ça commençait à quelques mots, etc. Mais sinon, elles étaient complètement francophones, les deux. Et puis quand elles ont commencé à aller à l’école, c’est là que ça a commencé à partir en bilingue.

Ça s’est fait justement cet enseignement bilingue, notamment avec l’Islandais.

Est-ce qu’elles ont réussi facilement à apprendre les deux langues en même temps ?

Elles l’ont pris sans problème, ça a commencé direct. Elles ont commencé à aller à l’école et puis immédiatement c’est parti.

C’est parti même trop bien. C’est-à-dire que quand elles étaient en moyenne section de la maternelle, elles étaient ensemble parce qu’elles sont très proches en âge. Et elles parlaient en Islandais toute la journée et elles avaient de la peine à repasser au français quand elles rentraient à la maison.

Et ça, ça a été vachement dur parce que j’étais la seule source de français dans le sens où c’était ma responsabilité de faire en sorte qu’elles soient exposées au français. Donc j’avais des amis francophones, j’ai fait en sorte qu’elles aient un cercle francophone autour d’elles. Mais ce que je voulais surtout, c’est qu’elles apprennent à jouer en français ensemble quand elles étaient à la maison, qu’elles comprennent qu’il y ait la langue de l’école et la langue de la maison.

Mais quand elles étaient ensemble dans la même section en maternelle, ça ne marchait pas parce qu’à cet âge-là, elles avaient quoi, 3 et 5 ans ? Elles n’arrivaient pas à comprendre pourquoi est-ce qu’elles devaient changer de langue. J’ai dû prendre la décision, quand mon aîné est passé en grande section maternelle, de les séparer d’école. Je les ai mis dans deux écoles différentes.

Et là, le changement a été immédiat en fait. Dès le premier mois, elles ont commencé à jouer ensemble en français et voilà. C’était assez impressionnant et je n’ai jamais été autant, comment dire, justifiée d’une décision qu’à la base, je n’étais pas sûre du tout.

Et j’étais là, ouais ! J’ai gagné ! Ça a sauvé leur acquisition de la langue française complètement.

Je suis convaincue que c’est cette décision à ce point-là qui fait que maintenant, elles sont des jeunes adultes trilingues parce que forcément, elles ont appris l’anglais au passage. Donc, elles ont maintenant 18 et 20 ans et elles parlent les trois langues sans aucun problème. Elles sautent de l’une à l’autre.

Mais c’est cette décision à ce moment-là qui a rendu ça possible. Je suis assez fière de moi, très honnêtement. Tu as le droit.

Comment est la vie parentale, la maternité en Islande ? Est-ce qu’elle est soutenue ? Est-ce qu’il y a des avantages, des aides, etc. ?

Ça dépend de quel côté on regarde. Il y a des avantages dans le sens où, pour moi, une des choses les plus géniales du système islandais, c’est qu’en cas de séparation ou de divorce, la pension alimentaire que me devait leur papa, en fait, ça ne passe pas directement d’un parent à l’autre.

C’est le gouvernement qui paye ça aux parents qui reçoivent la pension alimentaire et qui ensuite se débrouille pour récupérer les sous chez l’autre parent. D’accord. Ce qui fait qu’à aucun moment, il y a la question de s’il y a des problèmes, un parent qui ne peut pas payer, le parent qui reçoit la pension alimentaire n’en pâtit pas.

Donc, ça, c’est un des trucs les plus géniales de leur système social parce que le père de mes enfants est reparti en Grèce et puis en Suisse et il n’était pas toujours fiable. Il a plus ou moins disparu pendant quelques années. Et je n’aurais pas réussi à survivre avec mes enfants sans ce système-là qui faisait que je n’avais pas besoin de me batailler chaque mois pour récupérer la pension alimentaire parce que le gouvernement s’occupait de ça et lui, pendant ce temps-là, il accumulait une gentille petite dette envers le gouvernement.

Ça, c’est vraiment un point où ça facilite beaucoup les choses. Au-delà de ça, c’est difficile d’être un parent d’origine étrangère parce que c’est très difficile de rentrer dans la clique des parents islandais. Et j’aurais bien aimé pouvoir… Quand j’étais petite, ma mère se faisait plein d’amis à la sortie d’école à attendre les enfants.

Certains de ses meilleurs amis, c’était justement des parents qui attendaient la sortie de l’école. C’est quelque chose que… Oui, j’ai des connexions avec ces gens-là, mais je n’ai pas vraiment d’amitié. C’est très difficile de rentrer dans la société islandaise.

Du coup, c’est très isolant. Heureusement que j’avais un cercle d’amis français très solide parce que sinon, j’aurais été très isolée. Plus comme mère célibataire, étranger, donc pas de grands-parents pour m’aider, etc.

Ce n’était pas forcément évident.

La langue, je l’ai apprise en même temps que mes filles.

C’est-à-dire que pour moi, c’était un essentiel. Il était hors de question, comme j’étais mère célibataire avec mes deux gamines, je ne voulais pas qu’elles puissent utiliser la langue contre moi. Il était hors de question qu’elles puissent chuchoter ensemble en islandais sans que je comprenne.

Je peux comprendre. Eh bien, ça, c’est de la sacrée motivation. Du coup, la langue, je l’ai apprise en même temps qu’elles.

Et à aucun moment, elles se sont dites « trop bien, maman, elle ne comprend pas ». Donc, elles n’ont jamais pu l’utiliser. Elles m’ont fait d’autres coups, mais celui-là, elles ne l’ont pas fait.

Comment est-ce que le français ou le bilinguisme, de manière générale, est vu là-bas ?

Ça dépend par qui. Évidemment, les écoles ont encore pas mal de problèmes. C’est difficile de leur faire comprendre que le bilinguisme, ce n’est pas un frein et que c’est plutôt un avantage.

Ils ont tendance à regarder les statistiques de lecture, etc. et dire « ah, votre enfant, il est en retard ». Oui, non, mais mon enfant, il apprend à lire en deux langues. Donc, non, il n’est pas en retard.

Il est en avance. C’est juste que forcément, deux langues égalent moins de vocabulaire dans chacune des langues, mais plus de vocabulaire en tout. Et ça, ils ont encore beaucoup de peine à comprendre.

Ça commence à aller de mieux en mieux. Ils commencent à avoir de plus en plus de cours d’islandais pour les enfants d’immigrants. Mais le soutien de la langue maternelle est encore très faible.

C’est-à-dire que ça reste encore complètement la responsabilité des parents de soutenir l’éducation dans la langue maternelle. Donc, de les inscrire. Soit on a une compagnie qui s’appelle « MotherMouth », qui veut dire langue maternelle, qui donne des cours dans plein de langues différentes.

Ou pour les francophones, on a l’Alliance Française. Mais ça, c’est en fonction des parents de faire en sorte qu’il y ait de l’intérêt. Parce que dès qu’il y a moins d’intérêt à l’Alliance Française, l’Alliance perd ses subventions pour avoir des cours de français et langue maternelle.

Si, par contre, il y a beaucoup d’intérêt, comme moi, la génération de mes enfants, on s’est rencontrés à un certain groupe qui avions tous des enfants dans le même âge. Et on a poussé pour que l’Alliance Française ait des cours pendant plusieurs années. Et donc, c’est là que mes enfants m’ont appris à écrire en lettres attachées, tous les cours de français, comme les français en France, quoi.

Mais c’est vraiment encore beaucoup la responsabilité des parents, plutôt que quelque chose qui est encouragé par les autorités.

Est-ce qu’il y a beaucoup de francophones en Islande ?

Statistiquement, il y a à peu près autant de francophones en Islande qu’il y a d’Islandais en France. C’est-à-dire, on est à peu près 300 Français, Français de France.

Après, on est un peu plus de francophones, parce que forcément, il y a des Belges, des Suisses, des Canadiens, etc. Mais on va dire entre 300 et 500, j’imagine. Après, il y en a sûrement d’autres qui parlent le français, qui l’ont appris en langue étrangère.

Mais en langue maternelle, on doit être à peu près ça, oui.

Oui, alors il y a cette attitude qu’on trouve beaucoup dans les pays étrangers de la France, c’est la langue de la romance, c’est merveilleux, c’est la langue la plus belle du monde. Ils ont cette idée-là.

Et il y a beaucoup, beaucoup d’Islandais qui apprennent le français au niveau du lycée. C’est appris que au niveau du lycée ou plus tard, pas avant. Et il y en a beaucoup qui ont ça.

Et à chaque fois que je dis que je suis française, c’est quasiment une fois sur deux que j’ai dit, ah oui, j’ai appris le français, ah oui, oui, oui, baguette ! Ça, c’est ce qui ressort tout le temps. La baguette, on n’y échappe pas. Je vais continuer ce que tu disais.

Il y a l’Alliance française qui fait des cours et donc j’ai l’habitude de demander s’il y a d’autres actions locales qui sont faites pour soutenir le français chez les enfants francophones. Une fois de plus, ça dépend beaucoup des générations et des parents. C’est-à-dire que moi, ma génération, on était cinq ou six mamans très motivées de soutenir l’apprentissage du français.

Et on avait tous des enfants environ dans le même âge, entre trois et sept ans. Et on a organisé ce qu’on appelait nos goûters francophones où une fois par semaine, on se retrouvait quelque part et on laissait les enfants jouer ensemble en français. On leur faisait chanter des chansons, des comptines, voilà.

Mais c’était complètement notre initiative à nous. On s’est débrouillé pour trouver un endroit où on pouvait squatter, très honnêtement. On s’est trouvé un endroit où on a eu la permission de venir s’installer pendant deux, trois heures chaque jour, chaque semaine plutôt.

Et voilà, on faisait, on jouait, on chantait ensemble, on faisait des activités. Mais après, une fois que nos enfants ont grandi au-delà de cet âge où on peut encore les forcer à aller chanter des comptines, ça s’est un peu arrêté. Et puis ensuite, je sais qu’il y a d’autres parents qui ont essayé, qui continuent des fois, mais bon, ça dépend vraiment de qui connaît qui et qui est motivé parce que, ben, il faut de la motivation.

Oui, c’est vrai, c’est ça. Il faut rester derrière et c’est, j’allais dire, c’est un combat. Alors, c’est pas un combat, évidemment, mais c’est quelque chose qui se fait sur du très, très, très long terme et c’est pas une semaine et ça marche.

C’est un travail à temps plein et c’est quelque chose qu’on peut pas lâcher et c’est, voilà, il faut être toujours, toujours, toujours aux aguets. Moi, je sais que le mot que j’ai dit à mes enfants le plus souvent quand elles grandissaient, c’était « français ». Dès que je les entendais jouer dans la pièce d’à côté et que j’entendais du son neuf, c’était « français ». Mais ça a marché, du coup. Ah, ça a marché, ça a marché.

Maintenant, elles parlent plus l’ensemble qu’en français. Au point où elles ont de la peine, elles ont maintenant chacune leurs copains qui, eux, parlent islandais ou anglais et elles ont de la peine quand ils sont tous les quatre à parler autre chose que le français ensemble parce que, ben, c’est vraiment, c’est leur langue à elles d’eux, quoi. Oui, c’est chouette.

Oui, c’est très sympa et puis elles ont acquis un niveau où elles peuvent lire et écrire aussi. Elles pourront sûrement faire des études en français si besoin. Voilà, c’était dur.

C’était très dur. Pendant leur éducation, ça a demandé beaucoup, beaucoup d’énergie et d’attention mais ça valait le coup.

Alors, qu’est-ce que tu as fait concrètement, justement, pour favoriser le français avec tes enfants ?

À la maison, on parlait que français. Je leur ai montré des films en français. Tous les films Disney, je les connais, elles les connaissent principalement en français au point où l’autre jour, ma fille aînée me téléphonait en me disant « Maman, j’ai essayé de regarder Merlin l’Enchanteur en anglais. » C’est horrible, c’est pas en français ! Voilà, parce que pour elle, Merlin l’Enchanteur, c’est en français, c’est pas en anglais. Et pourtant, c’est la version originale l’anglais, mais elle a dit « Ah non, au secours ! » C’est bien qu’en français. Donc, il y a eu ça.

Il y a eu, je me suis entourée d’un groupe d’amis assez solide, tous francophones. Une amie en particulier prenait mes enfants régulièrement pour des après-midi. Donc, ça faisait une autre source de français.

On a habité pendant quelque temps dans une famille franco-islandaise avec une amie à moi qui maintenant a quatre enfants et ça fait partie c’est la famille acquise. Là aussi, c’était du coup, on renforçait le français à la maison et puis il y a eu les cours de français. J’ai vraiment fait tout ce que je pouvais, tout ce qui était à ma portée.

Je les ai envoyés en France et en Suisse voir les grands-parents. Sans maman. Histoire qu’elles puissent aussi être confrontées aux Français de France où vraiment il n’y avait pas le choix.

C’est toujours le risque quand on est dans une communauté française ailleurs qu’il y ait des mots étrangers qui se glissent, etc. Quand on est présenté à la famille qui ne parle même pas l’anglais, c’est beaucoup plus facile de rester uniquement dans le français. Donc, six semaines en France chaque été, ça aide aussi.

Oui, en effet. C’est généralement un très gros soutien. C’est ça.

En plus, un soutien où je n’avais pas besoin d’être là. En tant que mère célibataire, ça m’a fait des vacances aussi. Ça se comprend.

C’est les grands-parents qui s’en occupaient. C’était très bien.

Alors, est-ce que tu aurais des conseils pour les parents comme toi qui sont à l’étranger et où il y a peu de soutien externe en français pour justement soutenir la langue au quotidien ?

Ne pas lâcher.

Même quand c’est dur, même quand ce serait tellement plus facile de laisser tomber, surtout si on parle la langue du pays soi-même. Ça peut être tellement plus facile. Mais moi, ce que j’ai découvert face à mon expérience et puis l’expérience d’autres parents d’autres nationalités d’ailleurs, c’est qu’un enfant apprendra la langue du pays beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux si les parents parlent leur langue maternelle que si les parents parlent la langue que s’ils ont appris du pays.

Donc moi, si je leur avais parlé islandais, elles auraient appris un islandais cassé parce que j’aurais été leur première source d’islandais. Il n’aurait pas été correct mon islandais parce que j’apprenais au fur et à mesure. Alors qu’en leur parlant de façon consistante mon français français, ça leur a permis, c’est la magie des cerveaux, ça leur a permis de comportementaliser et d’avoir la case française, la case islandais.

Et elles ont appris les deux langues comme des natives. Et c’est une erreur que je pense beaucoup de parents font en se disant, bah non, je vais leur parler la langue du pays où on est, comme ça elles l’apprendront mieux. Mais je ne pense pas que ce soit le cas.

Moi, j’ai eu suffisamment d’exemples d’enfants qui avaient de la peine en islandais parce que leurs parents d’origine étrangère leur parlaient islandais. Et du coup, les fautes de grammaire qui se glissaient dedans, et en islandais, le potentiel pour faute de grammaire, et il y en a un paquet, se glissaient du coup dans leur islandais à l’école. Alors que c’est leur donner un avantage de leur parler.

Pour moi, c’est tout bénef de rester vraiment sur sa langue maternelle à soi et laisser le pays se charger du reste. Parce que du coup, les enfants au final, ils sont bilingues ou trilingues si en plus l’enseignement de l’anglais est correct. Comme en Islande, en Allemagne aussi.

En France, c’est très moyen. Mais… Ça vient petit à petit, je crois. J’espère.

Il y en a besoin. Je sais que l’enseignement de l’anglais à mon époque, il était très loin d’être correct. C’est vrai.

C’était pareil pour moi. C’était tout sauf malheureusement utile concrètement dans un pays anglophone. C’est ça.

Est-ce que tu as une ou plusieurs anecdotes de tes filles alors quand elles étaient enfantes, puisque maintenant elles sont grandes, plus quand elles ont commencé à apprendre les deux langues, est-ce qu’elles ont fait des mélanges ou des traductions bizarres ?

Sûrement plein. Moi, mon truc préféré, c’est quand elles avaient dix ans et huit ans environ, elles se sont mises à dire un mot qui sonnait pour moi comme chouquette. Et elles le disaient à la place de ouf.

Quand on se dit ouf, tant mieux. Elles disaient chouquette. Et j’étais là mais pourquoi chouquette ? D’où est-ce qu’elle sort ce chouquette ? Qu’est-ce que c’est que ça ? J’avais jamais entendu ce mot-là.

Je ne comprenais pas. Et puis j’ai réalisé, je pense que ça a bien duré un an à moi me poser la question de qu’est-ce que c’est que ce chouquette ? Moi, je veux manger des chouquettes, mais pourquoi est-ce qu’elles disent que c’est ouf ? Je ne comprends pas. Et en fait, chouquette, c’est un mot qui c’est chouquette, et qui veut dire ouf en islandais.

Ça ne s’écrit pas du tout pareil. Ah oui, mais là, c’est possible de faire le miroir. Et que les enfants disent comme ça chouquette, quand ils ont échappé à quelque chose.

Et ça a été un point d’interrogation pendant au minimum un an de mais qu’est-ce qu’elles ont à dire chouquette à la place de ouf ? Je ne comprends pas. Ah, c’est mignon. C’est, voilà.

Oui, mais c’est vrai que c’est ces anecdotes qui font, bon déjà qui sont très mignonnes à raconter et à se souvenir et puis qui font le charme justement du bilinguisme parce que chaque langue a ses faux amis. On va dire dans ce cas là, ça a un faux ami et ça fait des très belles anecdotes ou des choses rigolotes. C’est ça, c’est les bons souvenirs, après.

Pendant un an, ça m’a frustrée beaucoup mais maintenant c’est des bons souvenirs.

Merci à Fanny! N’hésitez pas à lui laisser un mot en commentaire!
A bientôt pour un nouvel épisode!
Soutenir le bilinguisme de ses enfants

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