Comment transmettre le français à ses enfants expatriés ? Le témoignage de Margot

Comment maintenir le français lorsqu’on vit à l’étranger et que ses enfants sont scolarisés dans une autre langue ? Comment leur transmettre non seulement la langue française, mais aussi la littérature, les expressions, la musique et la culture qui l’accompagnent ?

Lorsqu’on est parent expatrié, ces questions peuvent vite devenir un véritable défi. À la maison, on parle français, mais à l’école, avec les amis et parfois même entre frères et sœurs, une autre langue prend progressivement toute la place.

Dans cet épisode du podcast 1, 2, 3 français, je reçois Margot, maman de trois filles qui ont grandi dans différents pays et différents systèmes scolaires. Du Gabon à Oman, en passant par Bahreïn et la Lituanie, jusqu’à Chypre, sa famille a connu de nombreux changements.

Deux de ses filles ont principalement grandi dans un système anglophone, tandis que la troisième a suivi sa scolarité dans le système français. Cette expérience lui a permis d’observer différentes façons d’apprendre et de pratiquer le français.

Pour éviter que ses filles ne perdent leur langue maternelle, Margot a notamment créé, avec d’autres parents et une enseignante, un programme de maintien des langues maternelles dans une école internationale à Oman.

Son témoignage aborde une question essentielle : comment transmettre le français à ses enfants à l’étranger sans transformer cet apprentissage en une bataille permanente à la maison ?

1. Pourquoi est-il difficile de maintenir le français lorsque les enfants sont scolarisés en anglais ?

Pour Margot, parler français à la maison ne suffisait pas toujours à maintenir un français riche et spontané chez ses filles.

Lorsqu’elles ont intégré une école américaine à Oman, elles ne parlaient pas anglais. Elles ont donc bénéficié de cours pour rattraper leur retard et s’intégrer dans leur nouvel environnement scolaire.

Mais au bout d’un an, la situation avait considérablement changé : l’anglais avait pris une place dominante dans leur quotidien.

Les devoirs étaient en anglais, les journées se déroulaient en anglais et les enfants qui fréquentaient la même école finissaient naturellement par communiquer dans cette langue.

Margot a rapidement constaté les conséquences de cette évolution.

Un jour, alors qu’elle se promenait sur la plage avec sa fille de sept ans, celle-ci s’est exclamée :

« Oh, maman, regarde, un jellyfish ! »

Margot a dû lui redonner le mot français : une méduse.

Cette petite scène lui a fait prendre conscience d’un phénomène important : sa fille apprenait tout son nouveau vocabulaire en anglais. Les mots associés à la nature, aux expériences quotidiennes et aux découvertes n’étaient pas toujours réintroduits en français.

L’enfant pouvait donc parfaitement communiquer en français dans certaines situations tout en manquant de vocabulaire pour raconter de nouvelles expériences.

Parler français à la maison ne suffit pas toujours

Cette expérience illustre une difficulté rencontrée par de nombreuses familles expatriées.

Les enfants peuvent continuer à parler français avec leurs parents, mais utiliser de plus en plus la langue de l’école pour jouer, raconter leurs journées et parler de ce qu’ils apprennent.

Peu à peu, certains mots deviennent plus faciles à retrouver en anglais qu’en français.

Cela ne signifie pas nécessairement que l’enfant perd sa langue maternelle. En revanche, cela rappelle qu’une langue a besoin d’être utilisée dans des contextes variés pour continuer à se développer.

Pour Margot, il devenait essentiel de proposer à ses filles davantage d’occasions de pratiquer le français en dehors des conversations familiales.

2. Le Mother Language Programme : apprendre le français avec d’autres enfants expatriés

Face à cette situation, Margot a décidé de chercher une solution collective.

Dans l’école internationale de ses filles, qui accueillait une soixantaine de nationalités, plusieurs familles rencontraient des difficultés similaires.

Des parents danois, allemands, arabes, indiens et d’autres origines souhaitaient maintenir leur langue maternelle tout en permettant à leurs enfants de réussir dans un environnement scolaire anglophone.

Avec une enseignante qui accompagnait ses filles, Margot a contribué à mettre en place un programme appelé Mother Language Programme.

Le principe était simple : proposer aux enfants des cours dans leur langue maternelle directement à l’école, après les cours habituels.

Les familles pouvaient ainsi se retrouver autour d’un objectif commun : donner aux enfants la possibilité de pratiquer leur langue, de rencontrer d’autres jeunes qui la parlaient et de découvrir les éléments culturels qui lui sont associés.

Pourquoi les cours de français en groupe sont-ils intéressants ?

Pour Margot, le fait de retrouver d’autres enfants francophones a joué un rôle important.

Lorsqu’un enfant grandit dans un pays où personne, ou presque, ne parle sa langue en dehors de sa famille, il peut finir par se demander pourquoi il devrait continuer à la pratiquer.

Margot raconte d’ailleurs que sa nièce, qui grandit aux États-Unis, a un jour demandé à sa mère pourquoi elle devait parler français alors que personne autour d’elle ne parlait cette langue.

Cette question est révélatrice : pour un enfant, l’utilité d’une langue n’est pas toujours évidente.

Rencontrer d’autres enfants francophones peut changer cette perception. Le français devient une langue que l’on partage avec des copains, que l’on utilise pour jouer et grâce à laquelle on peut créer des liens.

Les cours en groupe permettent aussi de varier les activités et de rendre l’apprentissage plus vivant.

Margot recommande donc aux parents de chercher des cours collectifs, même si le groupe est très petit. Trois enfants qui partagent la même situation peuvent déjà former un groupe motivant.

Un programme adapté aux besoins de chaque famille

Le programme de Margot ne proposait pas nécessairement le même enseignement à tous les enfants.

En début d’année, les enseignantes échangeaient avec les parents pour comprendre leurs attentes.

Certains souhaitaient avant tout que leurs enfants continuent à parler français et comprennent les conversations du quotidien. D’autres voulaient qu’ils apprennent à lire et à écrire en français, notamment dans la perspective d’un retour en France, en Belgique ou dans un autre pays francophone.

Certaines familles suivaient le CNED, le Centre national d’enseignement à distance, pour maintenir un parcours scolaire français.

Les cours pouvaient donc être adaptés au niveau des enfants et aux projets de leur famille.

Cette approche rappelle qu’il n’existe pas une seule manière de maintenir le français à l’étranger. Les besoins d’un enfant qui retournera prochainement dans le système scolaire français ne sont pas forcément les mêmes que ceux d’un enfant qui poursuivra toute sa scolarité dans une école internationale.

3. Transmettre la culture française, pas seulement la grammaire

Pour Margot, maintenir le français ne consiste pas uniquement à apprendre des règles de grammaire ou à faire des exercices d’orthographe.

Elle voulait aussi que ses filles connaissent la littérature, les auteurs, les expressions idiomatiques, la musique et les références culturelles françaises.

C’est pourquoi elle a conçu des cours qui associaient apprentissage de la langue et découverte culturelle.

Au lieu d’imposer systématiquement la lecture intégrale de grandes œuvres littéraires, elle sélectionnait des extraits, utilisait des vidéos et cherchait des manières plus accessibles de présenter les textes.

Elle souhaitait notamment que ses filles découvrent des auteurs comme Victor Hugo et Balzac, ainsi que des œuvres importantes du patrimoine littéraire français.

Comment faire découvrir la littérature française à des enfants expatriés ?

Lorsque les enfants passent déjà leurs journées à étudier dans une autre langue, ajouter plusieurs heures de français scolaire peut représenter une charge importante.

Margot a donc choisi d’adapter les supports et les activités aux élèves qu’elle accompagnait.

Elle pouvait, par exemple :

  • travailler sur des extraits plutôt que sur une œuvre complète ;
  • associer les textes à des vidéos ou à des ressources audiovisuelles ;
  • présenter les grands auteurs à travers quelques passages significatifs ;
  • faire des liens entre les œuvres étudiées en anglais et leurs équivalents français.

Cette dernière idée lui a notamment permis de faire découvrir Antigone en français à ses élèves alors qu’ils étudiaient cette œuvre dans leur cours d’anglais.

L’objectif n’était pas de reproduire exactement les exigences d’un cours scolaire français, mais de donner aux enfants des repères culturels tout en préservant leur motivation.

Les expressions françaises font aussi partie de l’apprentissage

Un autre aspect important du travail de Margot concernait les expressions idiomatiques.

Elle raconte avoir utilisé l’expression « avoir un sacré poil dans la main » avec un élève francophone. Celui-ci connaissait le français, mais ne comprenait pas ce que cette expression signifiait.

Il a fallu lui expliquer son sens figuré.

Cette anecdote montre qu’un enfant peut parler français à la maison sans connaître toutes les expressions utilisées par les adultes.

Une langue ne se limite pas à son vocabulaire de base. Elle comprend aussi des images, des références, des jeux de mots et des façons de s’exprimer qui s’acquièrent au fil des échanges.

Pour enrichir le français de ses enfants, il est donc intéressant de raconter des histoires, de discuter de situations du quotidien, de jouer avec les mots et d’expliquer les expressions que l’on utilise spontanément.

4. Le français au quotidien : les petites habitudes qui font la différence

L’une des idées fortes du témoignage de Margot est que la transmission du français ne se joue pas uniquement pendant les cours.

Elle se construit aussi dans les petits gestes du quotidien.

Chez elle, par exemple, un tableau permet d’écrire la liste des courses et les choses à ne pas oublier. Lorsque ses filles ont commencé à écrire certains mots en anglais sur ce tableau, Margot leur a demandé de les écrire en français.

Il pouvait s’agir de mots très simples, comme « liquide vaisselle » ou d’autres produits du quotidien.

Pour les enfants, cette demande n’était pas toujours amusante. Elles devaient réfléchir à l’orthographe française, parfois bien différente de ce qu’elles auraient spontanément écrit en anglais.

Mais ces petites situations leur donnaient l’occasion d’utiliser le français autrement que dans une conversation orale.

Comment intégrer davantage de français dans la vie familiale ?

Voici quelques idées inspirées de l’expérience de Margot :

Écrire en français. Les listes de courses, les petits mots sur le réfrigérateur ou les rappels familiaux peuvent devenir des occasions naturelles de pratiquer l’écrit.

Lire ensemble. Quelques pages d’un livre, un article adapté à l’âge de l’enfant ou une histoire avant de dormir permettent d’entretenir le contact avec le français écrit.

Écouter de la musique française. Découvrir des chansons, des artistes et des styles différents aide les enfants à se familiariser avec la langue et la culture.

Parler de sujets variés. Il ne s’agit pas seulement de raconter la journée, mais aussi d’évoquer les voyages, la nature, les passions et les événements du monde.

Faire découvrir la France. Les vacances peuvent être l’occasion de visiter des régions, des monuments, des châteaux ou des paysages différents.

Margot raconte notamment avoir organisé des visites des châteaux de la Loire avec ses filles. Pour elle, connaître la culture française, c’est aussi découvrir son patrimoine, sa géographie et ses traditions.

Ces activités montrent que le français peut faire partie de la vie familiale sans que chaque moment devienne une leçon.

5. Faut-il obliger ses enfants à parler français ?

C’est sans doute l’une des questions les plus délicates pour les parents francophones expatriés.

Comment maintenir une langue lorsque les enfants préfèrent parler celle de leurs amis ? Comment réagir lorsqu’ils trouvent le français fatigant ou ne comprennent pas pourquoi ils doivent encore l’étudier après une journée d’école ?

Margot reconnaît que cette transmission a parfois été une véritable bataille à la maison.

Ses filles ne comprenaient pas toujours pourquoi elles devaient fournir des efforts supplémentaires en français alors qu’elles étaient scolarisées en anglais.

Elle a dû leur expliquer à plusieurs reprises pourquoi cette langue était importante pour elle et pourquoi elle souhaitait qu’elles puissent la conserver.

Expliquer le sens de cet apprentissage

Pour Margot, la difficulté tient aussi à un paradoxe vécu par les enfants.

Les parents choisissent parfois une école anglophone parce qu’ils considèrent que l’anglais est important pour leur avenir. Mais, parallèlement, ils demandent à leurs enfants de maintenir un excellent niveau de français.

Du point de vue d’un enfant, cela peut sembler contradictoire : pourquoi apprendre une langue supplémentaire si l’école et les amis fonctionnent déjà dans une autre langue ?

C’est pourquoi il est important d’expliquer les raisons de ce choix.

Le français peut permettre de communiquer avec la famille, de connaître une partie de son histoire, de découvrir une autre culture et d’accéder à des possibilités d’études ou de travail.

Ces bénéfices ne sont pas toujours visibles pour un enfant, surtout lorsqu’il est jeune. Ils peuvent néanmoins prendre du sens au fil des années.

Maintenir le français sans transformer la maison en salle de classe

Margot conseille de ne pas abandonner les efforts simplement parce que les enfants protestent ou trouvent les activités ennuyeuses.

Cela ne signifie pas qu’il faut transformer chaque conversation en exercice de langue. Il s’agit plutôt de maintenir des habitudes cohérentes et de donner au français une place réelle dans la vie familiale.

La musique, les voyages, les jeux, la lecture et les discussions peuvent contribuer à cette transmission.

L’enjeu est de trouver un équilibre entre les exigences des parents, la fatigue des enfants et les objectifs linguistiques de la famille.

6. Le bilinguisme peut devenir un atout dans les études et la vie professionnelle

Avec le recul, Margot constate que les efforts réalisés pendant l’enfance ont été utiles à ses filles.

L’une d’elles a notamment pu valoriser sa maîtrise du français lorsqu’elle a intégré une agence de communication à Londres. Le fait de parler français était un avantage pour travailler avec un client parisien.

Une autre de ses filles s’est intéressée au dessin et à la conception artistique de jeux vidéo. Elle a découvert qu’une école française figurait parmi les établissements qui l’intéressaient pour poursuivre cette voie.

Lors de son concours d’entrée, des épreuves de culture générale lui ont permis de mobiliser des connaissances acquises au fil des années.

Ces exemples montrent que la transmission d’une langue peut ouvrir des possibilités que les parents n’avaient pas nécessairement anticipées.

Le français n’est donc pas seulement un lien avec le passé ou avec la famille restée dans le pays d’origine. Il peut aussi constituer une compétence utile dans un parcours d’études ou une carrière internationale.

Bien sûr, ces bénéfices dépendent du parcours de chaque enfant. Mais préserver une langue peut lui offrir davantage de possibilités pour l’avenir.

7. Quand les deux langues se rencontrent : les anecdotes amusantes du bilinguisme

Le témoignage de Margot est aussi ponctué de petites anecdotes qui montrent combien les enfants bilingues peuvent jongler avec les langues.

« Elle est pointless ! » : quand l’anglais s’invite à table

Un jour, Margot sert une part de tarte à sa fille. En utilisant la pelle à tarte, elle laisse involontairement un petit morceau de la pointe sur le plat.

Sa fille lui fait remarquer que sa part est « pointless ».

En anglais, le mot pointless signifie notamment « sans intérêt » ou « inutile », mais l’enfant joue ici avec le mot point, qui signifie aussi « pointe ».

Elle cherche ainsi à exprimer très directement que sa part de tarte n’a plus de pointe.

Margot comprend immédiatement l’idée, mais la situation devient amusante lorsqu’il faut chercher une formulation naturelle en français.

Cette anecdote illustre la manière dont les enfants bilingues peuvent s’appuyer sur les mots d’une langue pour exprimer une idée dans l’autre.

Quand parler français devient fatigant

Une autre anecdote a particulièrement marqué Margot.

À la fin des vacances d’été, alors qu’elle se prépare à reprendre le travail et à parler anglais toute la journée, elle fait remarquer à ses filles qu’elle va devoir retrouver le rythme de cette langue.

Elle s’attend à ce qu’elles partagent son appréhension.

Mais ses filles lui répondent avec enthousiasme qu’elles sont ravies de retrouver l’anglais !

Elles lui expliquent que, pendant les vacances, parler français leur a demandé des efforts et qu’elles trouvent l’anglais plus facile.

Margot découvre alors que ses filles vivent exactement l’inverse de ce qu’elle ressent elle-même.

Pour elle, passer à l’anglais après avoir parlé français pendant plusieurs semaines représente un effort. Pour elles, c’est le retour au français qui peut devenir fatigant après avoir passé l’année scolaire dans un environnement anglophone.

Cette prise de conscience lui rappelle que chaque langue occupe une place différente selon les personnes, les contextes et les habitudes.

Elle montre aussi qu’une langue familiale, même parlée couramment, peut demander un effort supplémentaire lorsqu’elle est moins utilisée dans la vie quotidienne.

8. Les conseils de Margot pour transmettre le français à ses enfants expatriés

À travers son expérience de maman et d’enseignante, Margot partage plusieurs conseils concrets pour les familles qui souhaitent maintenir le français à l’étranger.

1. Trouver un groupe d’enfants francophones

Même un petit groupe peut aider les enfants à comprendre qu’ils ne sont pas les seuls à parler français. Les cours collectifs offrent des occasions de pratiquer la langue et de créer des liens avec d’autres enfants qui vivent une situation similaire.

2. Maintenir des habitudes en français à la maison

Le français peut rester présent dans les conversations, les listes de courses, les jeux, la musique et la lecture. Ces moments réguliers contribuent à ancrer la langue dans le quotidien.

3. Transmettre la culture en même temps que la langue

Les livres, les chansons, les films, les expressions idiomatiques, les voyages et les visites culturelles donnent du sens à l’apprentissage du français.

4. Adapter les activités au niveau et aux besoins de l’enfant

Tous les enfants n’ont pas les mêmes objectifs. Certains doivent développer leur lecture et leur écriture pour réintégrer un système scolaire francophone. D’autres ont surtout besoin de pratiquer leur expression orale et de conserver un lien avec leur langue familiale.

5. Expliquer pourquoi le français est important

Les enfants ne perçoivent pas toujours les bénéfices à long terme d’une langue. Leur expliquer les liens familiaux, les possibilités d’études, les perspectives professionnelles et l’accès à une autre culture peut les aider à comprendre le sens de cet apprentissage.

6. Ne pas porter seul la responsabilité de la transmission

Les cours de langue, les autres familles francophones, les enseignants et les ressources en ligne peuvent soutenir les parents. La transmission du français n’a pas besoin de reposer entièrement sur une seule personne.

Ces conseils sont issus du parcours de Margot. Chaque famille pourra les adapter à son environnement, à son organisation et aux envies de ses enfants.

Conclusion : transmettre le français, c’est construire un lien durable avec sa langue et sa culture

Le témoignage de Margot nous rappelle que maintenir le français à l’étranger demande parfois de la créativité, de la persévérance et une bonne dose de patience.

Lorsqu’une autre langue domine l’école et les relations amicales, le français peut progressivement perdre sa place dans certains domaines du quotidien. Il devient alors important de multiplier les occasions de l’utiliser et de lui donner un sens pour les enfants.

L’expérience du Mother Language Programme montre l’intérêt de réunir les familles et de créer des espaces où les enfants peuvent pratiquer leur langue avec d’autres francophones.

Les habitudes familiales, les activités culturelles et les échanges avec les enfants contribuent également à faire vivre le français au-delà des conversations à la maison.

Et les bénéfices peuvent se manifester bien des années plus tard, dans les études, les rencontres ou la vie professionnelle.

Le message de Margot aux parents expatriés est clair : ne renoncez pas trop vite à transmettre votre langue et votre culture. Il n’est pas nécessaire de tout faire parfaitement, mais chaque occasion de faire vivre le français compte.

Écoutez l’épisode complet de 1, 2, 3 français

Dans cet épisode, Margot raconte son parcours de maman expatriée, la création de cours de français à Oman et les solutions qu’elle a imaginées pour aider ses filles à maintenir leur langue maternelle.

Vous élevez vous aussi vos enfants dans un environnement anglophone ou multilingue ? Comment faites-vous vivre le français à la maison ?

Écoutez l’épisode, partagez votre expérience en commentaire et rejoignez la communauté des parents expatriés qui souhaitent transmettre la langue et la culture francophones à leurs enfants.

Parce que même à des milliers de kilomètres de la France, le français peut continuer à occuper une place importante dans la vie de famille.

Famille expatriée transmet le français

Restez informés des nouveaux articles et recevez des astuces sur l’éducation bilingue en rejoignant la newsletter!